Les vacances de la Toussaint ont commencé le 17 octobre pour toutes les zones : avant de prendre la route des retrouvailles familiales ou des premiers séjours en montagne, quelques réflexes simples permettent d’éviter que le trajet en voiture ne se termine en lumbago.
Plan de l'article
Des congés communs aux trois zones, des routes chargées #
Cette année, le calendrier scolaire fait partir tout le monde en même temps : comme le rappelle L’Étudiant, les vacances de la Toussaint courent du 17 octobre au 2 novembre pour les zones A, B et C. Les grands axes vers les côtes et les massifs voient donc passer, sur une même quinzaine, des familles qui enchaînent plusieurs heures de voiture.
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Or la voiture cumule ce que le dos aime le moins : une position assise prolongée, des vibrations, et une posture souvent figée, les épaules crispées sur le volant.
Pourquoi le dos souffre en voiture #
En position assise, les disques intervertébraux des lombaires encaissent une pression supérieure à celle de la position debout. Quand le siège est mal réglé, le bassin bascule en arrière, la courbure lombaire s’efface et les muscles profonds travaillent en continu pour compenser.
Ajoutez les vibrations du véhicule et l’immobilité, et vous obtenez le cocktail classique de la raideur à l’arrivée : on s’extrait de la voiture plié en deux, et le premier mouvement brusque, comme sortir une valise du coffre, peut déclencher la douleur aiguë.
Le mouvement, meilleur allié du dos, même en vacances #
C’est le message que martèle l’Assurance Maladie depuis sa grande campagne nationale, dont le slogan « Mal de dos ? Le bon traitement, c’est le mouvement » avait été détaillé par Le Quotidien du Médecin : contrairement à une idée reçue tenace, c’est l’activité physique, et non le repos strict, qui protège le dos et accélère la récupération.
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Sur la route, cela se traduit simplement : des pauses régulières, et des pauses actives. Plutôt que de rester assis à l’aire de repos, marchez quelques minutes, faites quelques flexions de hanches et de genoux, étirez doucement l’arrière des cuisses et ouvrez la cage thoracique en reculant les épaules.
Régler son siège avant de partir
Le dossier légèrement incliné vers l’arrière, autour de 100 à 110 degrés, soulage les disques sans éloigner les mains du volant. L’assise doit soutenir les cuisses sans comprimer l’arrière des genoux, et l’appui-tête se place à hauteur du sommet du crâne.
Si votre siège manque de soutien lombaire, un petit coussin ou une serviette roulée placée au creux des reins rétablit la courbure naturelle.
Charger le coffre sans se bloquer
Le faux mouvement du départ en vacances, c’est la valise soulevée bras tendus, dos rond, en rotation. Pour charger comme pour décharger, rapprochez-vous du coffre, pliez les genoux, gardez la charge contre vous et évitez de tourner le buste pendant l’effort : ce sont les jambes qui travaillent, pas les lombaires.
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Et une fois arrivé ? #
Après plusieurs heures de route, accordez à votre dos une transition : quelques minutes de marche avant de vous installer, un peu d’étirement doux le soir, et une vraie activité physique pendant le séjour, randonnée d’automne, vélo ou natation.
Si une douleur s’installe malgré tout et limite vos mouvements plusieurs jours de suite, une consultation permet d’identifier la cause et d’éviter que l’épisode ne se prolonge. Un ostéopathe peut travailler sur les tensions accumulées pendant le trajet et vous donner des exercices adaptés à votre cas.
Questions fréquentes #
Conduire ou être passager, est-ce différent pour le dos ?
Le conducteur garde une posture plus contrainte, mains sur le volant et pied sur les pédales, mais il bénéficie d’un siège généralement mieux réglable. Le passager, lui, peut varier sa position et faire des exercices discrets : contracter les abdominaux, basculer le bassin, bouger les épaules.
Le coussin lombaire est-il utile ?
Oui, s’il complète un siège qui manque de soutien, non s’il sert d’excuse pour rester immobile. Le meilleur coussin ne remplace jamais les pauses et le mouvement.
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Les enfants risquent-ils aussi le mal de dos en voiture ?
Les enfants supportent généralement mieux la position assise, mais les pauses leur sont tout aussi nécessaires : elles permettent de se dégourdir, de s’hydrater et de rendre le trajet plus sûr pour tout le monde.




